25 Avr

Projet de développement logiciel : bien définir le résultat

Partie 1 de la série “5 bonnes pratiques pour réussir un projet de développement logiciel”
 

Ne pas réaliser le produit tel qu’il a été demandé est un échec cuisant pour l’équipe projet mais pas seulement.
Les pertes en termes de temps, argent et crédibilité peuvent être très importantes!
Ce n’est pas le fruit du hasard mais plutôt la conséquence du non-respect de certaines bonnes pratiques très effectives.
Découvrons-les sans plus attendre.

Gestion du temps

Image par Gerd Altmann de Pixabay

 

Choisir les bons interlocuteurs

Pour collecter les idées et les besoins qui serviront à définir le logiciel, il faut avoir des sources d’information fiables.
En général l’équipe projet a affaire avec deux types d’interlocuteurs côté client :

  • Les décideurs: il s’agit normalement des commanditaires du projet. Ils donnent des indications sur la stratégie à suivre et les objectifs poursuivis. Il faut tenir compte de leur contribution surtout au début pour dessiner les grandes lignes de la solution proposée.
  • Les utilisateurs clés: ce sont les interlocuteurs privilégiés. Ils sont les détenteurs de l’expertise, ceux qui connaissent dans le détail le fonctionnement actuel. Le chef de projet sera en contact permanent avec eux.

Savoir avec qui parler ne suffit pas, il faut connaitre quels moyens utiliser pour que la communication soit efficace. Voyons comment procéder pour y parvenir.
 

Se donner le temps d’écouter

On sait maintenant qui sont les personnes qui peuvent aider à bien définir le logiciel, mais si on ne les écoute pas vraiment, on risque de ne pas profiter de cette aide indispensable.
Un tout premier conseil, surtout pour le chef de projet, est d’avoir la bonne attitude face aux interlocuteurs : essayez de vous concentrer sur le message qui vous est transmis, prenez le temps d’écouter et de comprendre l’idée qui vous est proposée.
A quel moment et comment faut-il être prêt à écouter ?
Je dirai, en permanence : en effet un simple message à n’importe quel moment, peut apporter une information utile.
En général il faut savoir adapter le moyen de communiquer à notre interlocuteur et au moment spécifique du projet.
 
Deux exemples pour comprendre :

  1. Les décideurs préfèrent les réunions bien structurées, plus formelles, avec un ordre du jour bien défini.
  2. Les utilisateurs et les techniciens, par contre, privilégies les moyens de communications rapides (messages, appels ..) ou des courtes réunions plus décontractées pour partager les opinions sur un sujet.

Une fois qu’on a assuré une bonne qualité de l’information, on peut passer à bien définir les domaines à traiter.
 

Ne rien oublier

Pour que le logiciel soit de qualité et pour qu’il s’adapte aux besoins du demandeur, il faut s’assurer que tous les éléments soient pris en compte au moment de la définition.
 
Voyons les différents types d’information qu’on doit collecter :

  • Spécifications des exigences « métier »: permettent de définir le pourquoi du projet et les objectifs à atteindre. Ils sont donc bien évidemment indiqués en grande partie par les décideurs.
  • Définition des besoins utilisateurs: détail des attentes et besoins des utilisateurs par rapport au sujet du projet. Les utilisateurs clés sont ici les protagonistes indiscutables.
  • Spécifications fonctionnelles: description des fonctions du logiciel avec le détail des services qu’il va fournir. Elle tient compte des informations qu’on a vu précédemment.
  • Spécifications techniques: ensemble des technologies utilisées et du matériel nécessaire. On considère aussi d’autres spécificités tel que la sécurité, le réseau et la communication et la base de données.

Il nous reste un point essentiel pour valider le résultat : présenter notre solution.
 

Montrer le résultat proposé

Le dicton « Une image vaut mieux qu’un long discours » résume très bien l’importance d’une démo du futur logiciel.
En effet en voyant le nouveau programme en action, l’utilisateur peut apprécier vraiment l’adéquation à ses besoins et son usabilité.
C’est pour cela qu’il est vivement conseillé de passer par un prototypage de l’application proposée qui consiste à faire évoluer le produit jusqu’à donner un résultat conforme aux attentes du client.
Les points clés à retenir pour réaliser un prototypage réussi sont :

  • Appliquer une approche itérative: proposer plusieurs versions successives en ajoutant à chaque fois les modifications accordées.
  • Valider l’ergonomie du logiciel: présenter le menu avec les boutons de navigation des différents éléments, sans entrer dans la partie fonctionnelle, pour détecter les possibles défauts de l’interface.
  • Valider la fonctionnalité de la solution: permettre l’exécution des tâches, surtout les plus complexes, pour cerner les points faibles à améliorer.

Après quelques itérations, en appliquant les modifications apportées, vous arrivez à une solution adaptée et de qualité.
 


A retenir:
 
Bien choisir ses interlocuteurs, au bon moment est une priorité pour définir un résultat de qualité. Mais si on les écoute pas vraiment et on ne leur laisse pas le temps de s’exprimer, on ne pourra pas profiter de leur apport indispensable.
 
N’oublions pas que les types d’informations qui entrent en jeu sont multiples et il faut tous les traiter quitte à livrer un produit incomplet et mal adapté.
Et enfin, pensez à montrer ce que vous faites, vous aurez l’occasion de découvrir l’étonnante puissance des prototypes!
 
Et la série continue….
 
C’est pour bientôt la deuxième partie de la série “5 bonnes pratiques pour réussir un projet de développement logiciel”, on parlera de l’importance de bien communiquer…
 

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